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Fabriquez votre tandem Pino – Partie 2 : La direction

Construire soi-même son propre tandem assis-couché ? Pourquoi pas !

Cet article est là pour présenter ma version actuelle du célèbre tandem de Hase : le Pino. C’est un article résolument technique et je compte scinder la construction complète en quelques étapes :

1) Le kit cadre (Cadre & Siège)
2) La direction (Guidon & Bielle)
3) Accessoires (Porte bagage AV & Béquille)
4) La transmission

Nous allons parler dans cet article de la direction, c’est à dire l’ensemble des composants qui permettent au tandem de tourner !
Dans l’ordre, il y a donc le guidon. Contrairement à tous les vélos, le guidon, ou cintre, est imposant car il doit permettre de tourner autour du siège tout en épargnant les épaules du coéquipier avant.


PinoV3 Direction

Il est composé de trois pièces : le support de guidon, c’est la partie fixé sur la potence, et les deux bras de guidon. Ceux-ci sont identiques en tout point et sont du diamètre standard pour un guidon de vélo : 22.2mm. Ils sont les poignées du cycliste et le support aux manettes de vitesses et levier de freins. Ceux-ci sont tenus par un serrage identique à celui d’un collier de selle : une vis + écrou vient fermer un tube fendu qui bloque alors le bras de guidon dans son support.


PinoV3 Détail guidon

Le guidon est réglable en trois axes :

  • Pivotement autour de la potence, cela permet de plus ou moins rapprocher le guidon de soi et donc d’être plus ou moins penché sur le vélo
  • Hauteur des bras de guidon : il est possible d’ajuster la hauteur des poignées
  • Angle des bras de guidon : il est possible de les orienter vers l’extérieur notamment pour gagner encore un peu plus de maniabilité dans les virages (les manettes et mains seront encore plus loin des épaules du coéquipier).


PinoV3 Dessin guidon

La première version du guidon ne comportait pas de barre centrale, elle est cependant nécessaire car elle vient rigidifier l’ensemble. Le guidon est massif et le bras de levier exercé sur le pivot ou le support n’est pas négligeable. Dans l’idéal, on pourrait solidariser les deux bras de guidons ensemble avec une barre plus haute. Celle ci devrait serrer les bras par une bride afin de pouvoir conserver la latitude de réglage.

Le guidon est serré sur le pivot de direction. Contrairement à un vélo normal, le pivot de direction fait à la fois office de potence et de pivot. Le guidon vient donc directement se fixer par une bride au sommet du pivot. Le réglage du jeu de direction Ahead-set se fait par le bas. La vis de réglage de compression est en bas et la potence classique (serrage du jeu de direction) est remplacé par le support de bielle.


PinoV3 Détail direction

La bielle est la pièce qui transmet la rotation du guidon à la roue. Elle est fixé directement sur la fourche avant sur une patte soudée et sur le support de bielle (serré sur le pivot). Elle comporte une rotule à chaque bout (rotule M8).


PinoV3 Rotule

J’ai choisi des rotules TSM classique M8, elles ne prennent pas de jeu contrairement aux rotules DIN d’apparences plus simples. Un écrou est soudé de chaque côté du tube et la rotule simplement vissé dans la bielle. Du frein filet et contre-écrou bloque la rotule.

Pour conserver une même rotation du guidon et de la roue, il est important de fixer la bielle (rotule) à la même distance du centre de l’axe de rotation. Concrètement la distance entre le centre de la rotule arrière et le centre du pivot de direction doit être identique à la distance entre le centre de la rotule avant et l’axe de la fourche.


PinoV3 Ratio bielle

Il est cependant possible de tricher, notamment pour moins venir toucher les épaules de devant en augmentant la distance au centre sur le support de bielle : un petit mouvement de guidon entrainera une plus grande rotation de la roue avant. On rend alors le tandem plus vif, plus réactif mais cela peut aussi le rendre moins stable et incontrôlable, dans le sable par exemple. Nous sommes sur la V2 à un ratio de 1,1.

Fabriquez votre tandem Pino – Partie 1 : Le kit cadre

Construire soi-même son propre tandem assis-couché ? Pourquoi pas !

Cet article est là pour présenter ma version actuelle du célèbre tandem de Hase : le Pino. C’est un article résolument technique et je compte scinder la construction complète en quelques étapes :

1) Le kit cadre (Cadre & Siège)
2) La direction (Guidon & Bielle)
3) Accessoires (Porte bagage AV & Béquille)
4) La transmission

Après la version 1, j’ai réfléchi à comment améliorer ce tandem et la V2 en est le résultat. C’est le tandem vert dans l’article précédent, celui que nous avons testé cet été avec succés. A l’aide de la CAO, j’ai modélisé le tandem et une version 3, quasiment identique mais simplifié est sortie. C’est ce modèle qui est ici présenté.


PinoV3 CAO

La modification majeure entre V2 et V3 est la simplification du siège. Si les accroches au cadre sont identiques, la forme est plus simple. Ce n’est plus un tube cintré avec la forme du dos. Je n’ai pas de cintreuse, le tube avait été entaillé de toute part, bloqué sur un gabarit en bois et resoudé : l’opération avait été très longue, mais deux tubes droit avec un angle défini. Le résultat visuel est différent mais le confort reste identique.

L’ensemble des fichiers de CAO et dessins technique est disponible directement sur GrabCad ici !

La V3 a été construite cet automne et roule actuellement en Ardèche !

PinoV3

Cadre principal

Le cadre est construit sur la base d’un triangle arrière d’un VTT acier 26 pouces. Préférez un cadre de bonne facture aux sections costaudes. L’idéal, c’est que le cadre intègre déjà la patte de fixation de frein à disque AR. Idem, il vous faudra des fixations pour porte bagage et garde boue. Enfin, comme généralement, on récupère ce genre de cadre sur un vélo d’occasion, avant de commencer : vérifier le filetage du boitier de pédalier, la bonne insertion de la tige de selle ou encore l’alignement des pattes arrière. Cela évite de se retrouver avec de plus gros problèmes à la fin.

La fourche est une fourche de BMX acier 20 pouces. Elle doit être solide et impérativement avec un pivot de 1″ 1/8.

Deux douilles de 100 mm en 1″ 1/8 et un tube de boitier de pédalier sont également à récupérer pour la construction.


PinoV3 EclatéCadre

L’ensemble du cadre est construit à partir d’un tube acier de 40mm et d’épaisseur 1.5mm. C’est un bon compromis entre résistance et poids. Seul le tube pédalier avant, la bôme, est d’un diamètre de 37×1.5mm afin qu’il puisse coulisser dans le tube principal. Comme cette dimension n’existe pas dans le commerce, le plus simple est de couper un bout de tube de 40*1.5 en 2 sur le sens de la longueur. Il faut alors le martiriser pour le faire rentrer dans le tube principal et le souder en sortie. Au bout de ce tube, il suffit de souder le boitier de pédalier avant.


PinoV3 PédalierAV

Pour l’ensemble des découpes, j’utilise avec la meuleuse un gabarit en papier permettant d’obtenir l’angle désiré de la gueule de loup. J’imprime directement les gabarits via le site MetalGeek.


PinoV3 Dessin technique

Le dessin technique reprend l’ensemble des côtes nécessaires pour la réalisation du cadre. Les données importantes vont être l’empattement, l’angle du tube de selle (joue sur le confort de pédalage) et l’angle de la douille de direction (joue sur la stabilité – maniabilité). Toutes les mesures et angles sont données à titre d’information mais traduisent quelques années de recherches et mises au point sur les différentes versions. C’est un tandem fonctionnel qui est rigide et maniable tout en restant sous les 30kg assemblé.

Concrètement, je conseille de débuter l’assemblage par la fabrication de la partie avant. Travailler sur un marbre si possible ou une surface plane : tant que vous êtes sur du 2D (les tubes sur le même plan), il est assez facile de garder l’alignement. Une fois la partie avant réalisée, l’assemblage avec le cadre AR est une étape importante, elle fixe la hauteur du boitier de pédalier AR et l’angle du tube de selle. L’adaptation des côtes de votre cadre AR est nécessaire pour respecter les bons angles.


PinoV3 Serrage Bôme

Le serrage de la bôme avant est réalisé comme le serrage d’un tube de selle. Le tube principal est fendu sur quelques centimètres, le serrage se fait par deux boulons M8. Je soude un écrou de chaque côté de la découpe, l’écrou du côté de la tête du boulon est repercé à 9mm afin de garder un jeu suffisant au serrage.


PinoV3 SerrageSiege

Les trois perçages permettent la fixation du siège. Afin de ne pas écraser le cadre lors du serrage des boulons M8, je perce le cadre au diamètre 10 et soude un tube de 10x1mm à l’intérieur. Ce tube a pour objectif de guider le boulon et de renforcer le cadre lors du serrage.

Siège

Le siège est fabriqué à partir de tubes acier de 25×1.5mm. Il est plus large sur l’assise pour se rétrécir au niveau des épaules. Cela permet de moins géner le guidon lors de grands virages.

PinoV3 SiegePinoV3 Siege 2

Il faut idéalement commencer par souder les deux côtés (deux tubes soudés avec un angle de 115°) puis les réunir par le renfort arrière en respectant le parallèlisme et les distances (haut et bas).
Le renfort arrière accueille deux pattes percées en M8 qui fixent le support de siège arrière. Celui-ci permet de régler l’inclinaison du siège vis à vis du cadre (rainures).


PinoV3 Dessin siège

A l’avant, les deux bras sont chacuns soudés à une plaque d’épaisseur 4mm. Celle ci est percée en deux points permettant de régler la hauteur du siège.

Sur notre tandem, la housse de siège est constituée d’un fond en chambre à air : de nombreuses chambre à air sont tendues entre les tubes mais nous avons ajouté une housse en tissu par dessus pour le confort (et l’esthétique !).


PinoV3 Support siège

Je rappelle que l’ensemble des fichiers CAO (le .step, les dessins et quelques illustrations) sont disponibles directement au téléchargement sur GrabCad.
Après la fabrication du cadre et du siège, le prochain article sera centré sur toute la direction : bielle et guidon !

Bonne soudure 😉
Antoine


PinoV3 CAO

Antalie à pino … V2

Trois ans après notre voyage et notre découverte de notre tandem Pino, une version 2 avait vu le jour. Si le vélo était terminé depuis quelques temps déjà, ce n’est que cet été que nous avons pu réellement le tester et le constat est sans appel, ça roule et ça roule fort !

Au programme, 11 jours de tandem bien mouvementés à travers le massif central. Au départ du Puy-en-Velay, si les premiers kilomètres se suivent, comme tout début de voyage, la première montée fait planer le doute sur le tandem et notre condition. Aurions-nous perdu l’habitude de rouler à deux (et de souffrir ?) ? Notre entrainement est hétérogène et il faut réapprendre la lenteur du Pino, son inertie considérable et surtout se rappeler que l’autre pédale, même quand on y croit pas ! Les montées de l’Aubrac se succèdent, on en oubli que le soleil tape et nous finissons tout simplement cramé !

Au soir de la première soirée, 105 Km et 2000m de déniv. Après tout, on est pas si nul et le Pino marche quand même pas trop mal ! Oui, avec la version 1, nous n’aurions certainement pas envoyé les 2000 de D+ le premier jour ! La confiance revient et c’est comme ça que les kilomètres (horizontaux et verticaux) s’avalent. Nous atteignons Toulouse en trois jours enchainant les étapes de plus de 100km.

Nous rallions la vallée d’Aspe en train (évitez les intercités avec un Pino, préférez les TER (devant les WC)) et enfilons la montée de Lescun pour la troisième fois (pour trois tandems Pino différents : le V1, le vrai, le V2).


Après repos mérité dans les pyrénnés, nous rentrons à Pau par le col de Marie Blanque et ses quelques passages à 14%. Ca grimpe mais ça avance et le ravito de la haute route au sommet du col est appréciable ! Le train nous ramène dans le massif central à Aurillac et la suite du voyage nous fait rouler du Cantal au Puy de Dôme par les cols ou Puys. La volvic dans les bidons, nous remontons dans l’Allier avant de traverser pour rejoindre la Loire au nord de Roanne.

La remontée de Loire passe par des gorges sauvages où l’on se retrouve à nouveau en montagne pour rejoindre la vallée de Saint-Etienne, la Loire à vélo, ce n’est pas plat partout ! La dernière étape traverse les monts du Lyonnais jusqu’à Yzeron pour finir sur une descente de 30Km jusqu’à chez nous !



Bref, 1000km et 11000D+ pour le pino V2. C’est très simple : cette nouvelle version marche, et sacrément. Le tandem est simplement plus léger, plus rapide mais aussi plus abouti, mieux pensé et plus confortable, en gros il se rapproche beaucoup plus du vrai Pino de Hase. Le cadre s’allège quasiment de 10Kg entre la section des tubes (40×1.5 contre 50×2), le siège et le porte bagage avant (tube 10×1 contre du 10 plein !!). Cette version embarque aussi un double frein à disques (AV-AR) pour plus de sécurité et moins de réglages mais a les mêmes développements que le premier (11-34 à l’arrière, 22-32-42 à l’avant).

Nouveauté : la chaine de liaison est toute à droite pour simplifier au maximum. Plus besoin d’embarquer deux pédaliers à l’arrière et de bloquer les pédales au frein filet, il « suffit » de monter un quadruple plateaux. Concrètement, il y a deux petits plateaux au lieu d’un seul, ils ont la même taille mais les vis sont plus longues avec une entretoise entre les deux plateaux (M8x20, un écrou percé comme entretoise). Bien sur, il faut une longueur d’axe permettant à deux petits plateaux de tourner librement sans toucher le cadre 😉

Mais ce n’est pas encore parfait et il a fallu renforcer le guidon trop sensible au fort bras de levier, repenser la béquille et le disque avant se verra grandir en 203 (contre 160) pour moins cramer de plaquettes !!


Comme quelques personnes semblent intéressés par le fait d’auto-construire son tandem Pino, un article plus technique suivra sur sa conception avec des plans de certaines pièces !

La vie continue, la construction de vélos aussi !

Voila plus d’un an après notre retour de voyage : notre tandem est sorti récemment de son hibernation pour rallier Jardin à Lyon comme au bon vieux temps.

Faisant le constat que nous ne repartirions pas avec ce tandem (nous n’abandonnons pas le Pino, mais une version 2 est en cours!), nous avons voulu lui donner une seconde vie. Après moultes propositions via leboncoin, c’est un couple de haut savoyard qui repartira avec notre petit pino maison pour un voyage mêlant escalade et surf en espagne !


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Depuis notre retour, de nombreux vélos sont sortis de l’atelier ; plusieurs vélos cargos (dont un est à vendre !), plusieurs remorques (à 3 roues pour déménager ou monoroue pour le voyage), des vélos couchés, … Le nom de l’atelier, baptisé « Es’cargo » réfléchit à un modèle commercial pour vivoter de cette passion entre conception et fabrication de cycles spéciaux.

En attendant, un joli vélo cargo vous tend les bras !


logoescargo Cliquez pour plus d’infos sur le vélo !

Bilan technique et traumatique de notre tandem

Après quatre mois de vadrouille sur une monture faite maison, l’heure est au bilan. Vous vous en doutez, l’engin a tenu les 6395 km et autant dire que nous ne l’avons pas ménagé ! Entre macadam impeccable, routes défoncées, Vtt, sable, nous sommes passés partout.

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Un encouragement pour les prochains donc : il est possible de partir en voyage avec une création perso, cela marche aussi bien ! Le cadre, surdimensionné certes, n’a pas souffert, ou du moins rien de visible et les soudures, après inspections, sont toutes inchangées. Les seuls problèmes que nous avons rencontrés ont porté sur l’équipement et en particulier sur la partie pneumatique.

Mon bilan personnel concernant le tandem mixte (assis/couché) est simple : C’est LE vélo adapté au voyage à deux. On cumule les avantages du tandem (pédaler ensemble) en y ajoutant la possibilité de voir, de se parler mais aussi la sympathie et l’intérêt des gens. Il se révèle cependant bien moins pratique en ville et chargé, nous avons un aérodynamisme qui fera pâlir un camion ! La version deux, déjà mûrement réfléchie, viendra prochainement prendre le relais de la V1 qui se retrouvera… en meuble de salon !

Si l’on exclut les dégâts liés à notre chute dans le sable (changement roue avant et redressage du pivot de fourche), voici les quelques problèmes que nous avons vécus :

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  • Pneu avant : Nous sommes partis avec le premier prix décathlon en 20 pouces (10€) et pouvons annoncer un temps de vie moyen de 3000km pour ce pneu. Nous avons en effet explosé le premier aux 3000 km (déchirure longitudinale qui nous a valu 30km avec un pansement chambre à air). Deux jours avant la fin, le nouveau pneu alors daté de 6100 km se déforme et laisse échapper une bosse : la chambre à air tente de sortir. Précision, le pneu avant tourne plus que le pneu arrière (20 pouces contre 26 pouces) et supporte tout de même 200 kilos. Cela ne doit pas être pris en compte chez décathlon pour un pneu enfant. Solution ? Opter pour du solide avec un marathon plus ou un big apple ? Réponse dans la version 2.

  • Roue avant : Nous avions une roue BMX (30mm de large) avant le changement, nous avions eu aucun problème. C’est en fait une roue arrière montée avec un adapteur pour fixer le disque sur le corps de la roue libre. La deuxième roue, Vtt double paroi 20″, après un rerayonnage pour croiser les rayons comme il faut n’a posé aucun problème.

  • Pneu arrière : Après un mauvais montage (fond de jante) et une jante trop fine (17mm) pour un pneu large (Marathon plus tour – 50mm), nous avons opté pour un pneu en 1″5 Marathon plus qui nous aura emmené jusqu’à la fin.

  • Roue arrière : La surprise du voyage ! Au vu des sollicitations de la roue arrière d’un tandem chargé, le choix de la roue était important. Notre roue, 36 rayons, jante Exal ZX19, aura tenu bon ! Au cours du voyage, les rayons auront été retendus quelques fois mais nous n’enregistrons aucune casse de rayon. C’est pourtant monnaie courante sur la roue du pino original ! La V2 sera sûrement équipée de jantes big bull, bien plus larges et solides.

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  • Boîtier de pédalier : L’effort sur le pédalier arrière est important ; il encaisse le pédalage des deux cyclistes. Nous avons fait l’erreur de partir avec des roulements d’occasion : arrivé dans les Pyrénées une cage à bille était explosée. Le nouveau boîtier à roulement annulaire n’a pas bougé depuis. Le boîtier avant a également été changé à Rennes par précaution, il prenait du jeu.

Notre transmission de VTT (3 plateaux 22-32-44; 8 vitesses 11-34) a permis de franchir tous les obstacles sans poser pied à terre, c’était donc un bon choix ! Le troisième plateau n’était qu’anecdotique sur le vélo et ne fera certainement pas partie de la V2 ! La transmission, neuve au départ, ressort bien usée : la chaîne dépasse tous les standards d’usure.

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Nos portes bagages, en acier solide à l’avant, n’ont pas bougé mais serons revu à la baisse pour la suite (plus léger !), notre premier porte bagage arrière déjà longuement éprouvé avant le départ n’aura cependant pas terminé le voyage. Qu’importe, il est aujourd’hui sur un vélo à Bordeaux tandis qu’hésitant pour le tubus cargo, nous avons opté pour un Zéfal plus solide que notre original. Un porte bagage en acier semble tout de même être la référence !

Bien évidement, le problème principal de ce tandem reste son poids : entre 35 et 40kg quand le « vrai » en affiche 25 (aluminium !). Je compte pas me convertir à la soudure alu mais le choix des tubes et surtout la structure du siège et son accroche seront à revoir.

Nous avions initialement prévu de récupérer nos vélos classiques à la Toussaint et de laisser le tandem à des amis, finalement, nous avons gardé notre pino jusqu’au bout ! Ce vélo, on l’aime bien et rouler sur ce que l’on construit, cela n’a pas de prix !

Et oui, si on prend le prix d’un Pino de Hase tout équipé voyage, cela tourne autour des 5200 €, comparé au prix relatif de notre version (environ 150 € neuf pour la roue arrière et transmission, le reste de récupération).

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Intéressé pour un pino fait maison ? Contactez moi 😉

St Denis – Jardin

Ça y est. Le voyage se termine. Nous sommes arrivés à Jardin, là où nous nous étions jeté dans l’aventure 4 mois auparavant. Heureux, fiers et fatigués!

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Ceux qui regardent la carte doivent remarquer une légère accélération ces deux dernières semaines. Notre distance journalière moyenne a en effet connu une augmentation statistiquement significative et a du sauter du 70km/jours à 110km/jours après notre passage dans la capitale. Certains imaginent peut-être une fuite, loin du froid, loin de la solitude du voyage. Que neni! Tout du moins ce n’est pas la raison principale. Je dirais plutôt une course en avant. Un voyage se termine quand nous avons envie de rentrer. Nous avions envie de rentrer, retrouver la famille et le plaisir d’être chez soi, de chercher de travail, un appart, des activités, de retrouver un rythme de vie en société, des projets de vie, de se projeter plus loin. Ce voyage fut une pause, parfaite, qui donne envie de repartir. Repartir en voyage, surement un jour, mais surtout de repartir dans une vie sédentaire à laquelle nous avons bien réfléchi sur les routes de France.

Après notre pause chez Marie et Mathieu à Saint Denis, nous avons décidé d’en finir avec les sauts de puces que nous faisions depuis Brignac. Nous nous donnons donc comme objectif d’arriver à Noeux-les-mines en trois jours. Objectif tout à fait dans nos capacités sans avoir encore en tête un retour définitif si proche. Pendant trois jours nous avons pris plaisir à pédaler, à avancer. Nous avons traversé l’Oise et la Somme avant d’atteindre le Pas de Calais. Le temps était encore chaud et relativement beau pour un mois de novembre et nous traversons de nombreux champs, des villages perdus de Picardie.

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Nous arrivons à Noeux, chez mes grands parents pour le déjeuner de midi et laissons Frite découvrir la maison et le grand jardin. Le jour férié du 11 novembre est l’occasion d’un repas avec la famille du nord de la France puis nous reprenons la route direction Valenciennes et le grand-père d’Antoine. Pour cette unique journée entièrement dans Nord-Pas-de-Calais nous n’avons pas cherché les plus jolis coin mais la route la plus courte. Nous sommes récompensés par une interminable succession de villes de banlieue sans beaucoup de charme.

Après une nouvelle journée de pause nous repartons avec une météo bien moins sympathique. Nous sommes le samedi 14 novembre, facebook nous demande au réveil « are you safe? » et nous apprenons ainsi les horreurs qui ont secoué la nuit. Nous voici bien décalés des infos, de la réalité. C’est peut-être mieux comme ça mais cela n’empêche pas les neurones de tourner au moins autant que les pédales pour essayer de caser ces actualités dans la petite boite qu’est notre cerveau.

Nous voici maintenant direction le sud et nous ne pouvons pas nous enlever l’impression d’être sur la route du retour. Direction, Eclaron, au bord du lac du Der et la grand-mère d’Antoine (et oui! cession grands parents!). Le première soirée se fait sous la pluie, frite reste bien à l’abri dans la tente tandis que nous nous serrons tous les deux sous une bâche autour du feu. Le lendemain nous sommes accueillis par un ciel bleu et nous en profitons pour bien avancer. Une erreur d’open street map nous amène à faire du vtt alors que nous pensions retrouver une véloroute: chemin herbeux qui devient herbe tout court, qui devient forêt touffue et nous nous retrouvons au bord d’un champ d’on ne sait quoi. Il faut alors pousser le vélo en gardant dans les bras Frite qui veut s’enfuir… Zen… Nous arrivons finalement à une piste cyclable qui nous permettra de nous envoler jusqu’au sud de Reims. Ayant bien, ou trop?, avancé ce deuxième jour il ne reste qu’a faire une grosse journée pour atteindre Eclaron le troisième jour a travers les vignes de champagne.

Pendant la pause à Eclaron, Frite décide qu’il est temps de rencontrer un vétérinaire et déguste une portion du raticide oublié sous le radiateur…

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Nous faisons alors le choix définitif du retour. Choix qui s’imposait petit à petit le long des kilomètres. Nos excuses à la famille de Sarguemines, nous viendrons une autre fois! Nous faisons aussi le choix, plus ambitieux, d’arriver le week-end. Pour une arrivée au milieu de ceux qui nous font prendre le chemin de retour. Il ne nous reste alors que 4 jours pour faire 400 kilomètres et arriver dimanche midi au repas familial.

Ces 4 jours entre Eclaron et Lyon ne furent pas les plus faciles il est vrai. 130, 130, 90 et 110 km. Des averses à partir de la deuxième journée, des rafales de vent de face pendant deux jours, un froid polaire le dernier jour accompagné d’un peu de grêle. Pourquoi se faire du mal? la ligne de train allant droit vers Lyon que nous suivons ne nous aide pas vraiment… Pourtant, nous avons voulu rentrer dimanche, pour avoir une belle arrivée. Et nous nous accrochons pour finir à vélo, pour la fierté d’avoir réussi ce défi sportif, pour la joie d’aller au bout de notre projet, pour s’approcher de nos limites et y accrocher notre volonté en même temps que nos doutes.

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Nous sommes remerciés samedi après midi par le soleil entre les nuages pour notre arrivée à Lyon. Narot nous ouvre ses portes pour la nuit et les 50km de dimanche matin passent presque inaperçu. Maïlys et Lucia pédalent avec nous et nous les retrouvons avec joie. A la sortie de Loire-sur-rhone nous retrouvons les 4 parents et 2 petites sœurs. Des sourires sur chaque visage. La montée de Pipet sera la dernière difficulté avec une pente si raide qu’on craint de tomber en arrière. Arrivés!

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Brignac – St Denis

Aucune surprise si vous suivez activement notre voyage et que vous avez déjà vu nos photos : le petit chaton très très mignon est notre nouveau passager. A lui les longues heures de ballade calé dans le panier derrière le siège du tandem, à nous les longues sessions à le regarder jouer de tout et de rien durant nos pauses. Frite, c’est son nom. Frite, c’est notre petit chat.

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Le voyage change alors radicalement : nous (je?) ne sommes plus sensibles à tous les bruits étranges de notre tandem, nous les oublions même pour nous concentrer sur Frite.

Ayant prévu de rejoindre Roman et quelques amis pour la loire à vélo depuis Angers, nous avons une semaine pour relier Brignac à Angers. Autant dire que nous allons pas nous fouler pendant ce temps là vu la distance à parcourir et le temps dont nous disposons : parfait, nous prenons le temps à trois.

Les routes de campagne de Bretonne se terminent rapidement pour suivre une ancienne voie de chemin de fer réhabilitée en piste cyclable, nous passerons (entre autre) à Chateaubriant qui n’a de brillant que son nom. Il pleut. Il fait froid. La ville est moche. L’ambiance horrible. Un warmshower nous sauve la soirée en nous accueillant : au chaud avec des récits de voyage à écouter.

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Le voyage continue et nous arrivons au bord de la Mayenne, chaudement recommandée, pour rejoindre Angers. Nous sommes hébergés par un couple très sympa et adepte du voyage. Ils ne sont pas la pour la soirée mais nous laisse volontiers leur cuisine, l’occasion pour nous d’utiliser un four ! Bon, ce n’est que des Lasagnes il est vrai, mais tout de même ! Nous déjeunons le lendemain avec eux en parlant notamment CQP Cycle avant de rejoindre le bivouac ou nous retrouvons Roman et Emilie à 23h.

Commence alors une semaine de vélo à plusieurs ou nos rythmes bien calés sont désordonnés. Dur de vivre et rouler à plusieurs en fait ! Voir un couple sur deux vélos nous fait réaliser que le Pino est tellement bien, on se parle sans problème ! (intéressé pour la v2 ? Contactez moi, devis possible).

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Après Saumur, nous visitons Azay-le-rideau, Tours, Chenonceaux (bivouac avec vu sur le château), et Chambord. On quitte la troupe le samedi au matin et nous profitons de la journée ensoleillée pour arriver sur Orléans. Maxime fait exploser le salaire de sa thèse pour nous rejoindre dans sa ville. Nous passerons le week end chez les parents de Maxime avec Max et Emma à visiter Orléans (un peu), faire de la récup poubelle (beaucoup) et manger (quand même).

Le voyage avec chat est presque devenu routine. Quand Frite ne veut pas partir, elle prend place dans les bras d’Eulalie, la première descente ou les premiers coups de vents suffisent généralement à lui donner envie de rejoindre d’elle même son panier tranquille. On peut alors appuyer sur les pédales !

Après Orléans (ou Jeanne d’Arc, dans le passé, bouta les Anglais), nous prenons deux jours pour bouter Paris. Paris, la capitale et l’enfer sur terre. Paris à vélo (et à pied) n’est que bruit assourdissant et trafic autoroutier monstre. Mais avant ça, nous parcourons la Beauce, un no mans land de champ de céréales. Aucune âme qui vive hormis les agriculteurs dans leurs tracteurs, les champs de topinambours et le brouillard impénétrable. Nous sommes humides et froid. Par chance, le ciel se découvre en fin de journée, nous arrivons dans l’Essonne et ses domaines impressionnants (les forêts sont grillagées) ou ses barres d’immeubles. Nous passons la soirée au chaud chez Charles et sa femme, qui prévenus à la dernière minute, se révéleront des hôtes formidables ! En prime, notre itinéraire pour rejoindre Jouy-en-josas est affiné et sera sans accros le lendemain.

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Et oui, vous simple lecteur innocent, vous n’êtes pas allés à HEC. Non, mais nous si ! On y a même été en Pino et même dormi sur le campus (chuuut c’est interdit). Rien que ça c’est déjà pas mal, on est allé à HEC. Mais maintenant, pensez-bien que même Frite (notre chat, pour ceux qui sont perdus) a été à HEC. Bah ouais.

Relativisons, cela reste un campus au milieu de nulle part ou la pluie y tombe fréquemment. Qu’importe, nous passons la soirée avec Matthieu et nous écroulons largement sur son lit quand il écroule ses adversaires au fight club (non, ce n’est pas l’inverse).

Mercredi, départ 9h30 pour un passage à Meudon la forêt chez la tante d’Eulalie (pause petit-dej) avec en prime la traversée des périphs, grosse route bien dégueux et centre commercial. Commence alors notre descente sur Paris pour prendre le repas de midi avec Quiterie, soeur d’Eulalie. Canal St Martin et nous voila à St Denis chez une autre tante d’Eulalie. Ouai, (et yen a encore des tantes et frères/soeurs !).

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Notre traversée de Paris s’achève sur une note positive quant à notre itinéraire : petites routes, bandes cyclables et pistes cyclables en majorité. Eulalie fut concentrée sur le GPS, moi même sur la direction, le Pino, nos sacoches et Frite sont bien arrivés à destination. Bien sur, nous n’avons pas oublié de gueuler sur les taxis mal garés, les voitures nous grillant le passage et nous y sommes souvent allés au bluff! Bref, on a traversé Paris en tandem.

Ces 4 jours de pause auront été l’occasion de profiter de la famille, de revoir des amis et de visiter le louvre (merci Etienne ;)).

Nous prenons demain la direction du Nord pour toujours plus de vélo. Ah et au fait, on a dépassé les 5000kms !

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Quimper – La Corbinais

Notre Pino continue le voyage, et nous sur son dos. De Quimper au petit hameau de la Corbinais nous avons essayé de longer la côte Nord de la Bretagne. Suivre la côte point par point nous demandait plus de temps et d’énergie que nous ne voulions en donner mais nous avons réussi à voir quelques coins magnifiques en quittant la campagne de temps en temps.

Le premier coin magnifique, nous ne l’avons pas vu en vélo mais à pied. Philippe et Annick nous ont emmené découvrir la plus belle baie du monde, la baie de Douarnenez. Nous avons pu nous promener le long des chemins côtiers tout en savourant le paysage, les vagues qui se fracassent sur les rocher, les falaises qui tombent dans l’océan d’un bleu magnifique, le tout dans la lumière de la fin du jour. Nous nous sommes récompensés de cet effort dans une délicieuse crêperie. Autant le dire, la vie est belle! Cette excursion ne fut pas la seule des 2 jours passés à Quimper mais la plus belle, sans hésiter. Nous avons aussi vu un beau moulin bien rénové et exploité par une association proposant entre autre de la farine de blé noir essentielle à tout Breton.

Au départ de Quimper nous sommes passés par Locronan, village typique de la région bien conservé et souvent utilisé comme décors de film. Après avoir longé la plage de la baie de Douarnenez nous partons plein nord en direction de la Manche. Nous avons la chance de passer par un pont tout neuf: le plus grand pont à virage et à haubans de France. Très impressionnant! Même si nous traversons des villages celtiques et des ponts impressionnants les routes bretonnes nous épuisent avec leurs collines qui n’en finissent pas. Les petites montées sont cassantes et nous n’arrivons pas à trouver un bon rythme pour les attaquer, nous sommes donc épuisés lorsque nous décidons de nous arrêter au camping municipal de Le Faou, camping fermé ce qui est parfait pour choisir le meilleur emplacement tranquillement!

Le lendemain nous décidons de ne pas passer à Brest où l’atelier vélo n’ouvre pas avant trois jours, nous ne savons pas vraiment où rejoindre la côte et notre route suit un itinéraire bien étrange en fonction des conseils des gens du coin et de notre envie. Nous finissons finalement la journée à Morlaix où nous trouvons un petit coin de bivouac tranquille pas loin des bateaux qui mouillent dans l’estuaire d’une petite rivière.

Nous partons le jour suivant avec le programme très ambitieux de manger aux fameuses côtes de granit rose avant de rejoindre Paimpol. Une fois encore les montées sèches et successives nous brisent les jambes et le moral. Nous atteignons les côtes de granit rose après une route bien pénible pour quitter Lanion. Le moral n’est pas au beau fixe. Vous connaissez le syndrome de la mi-camp? Pendant un camp scout de 8 jours, il y a toujours un louveteau ou une jeannette à consoler au bout de 3-4 jours; ça devient long et le retour est encore loin. Nous atteignons la moitié du temps fixé pour notre périple et le syndrome de la mi-camp n’est pas loin. Nous nous réconfortons devant la Manche et ses blocs de granits rose plongeant dans une eau grise. Une fois encore le camping municipal est vide et fermé et nous n’hésitons pas longtemps avant de nous y installer tranquillement.

Cela fait maintenant trois jours que nous nous arrêtons bien plus tôt qu’avant. Le feu de bois nous tient chaud pendant la soirée et nous profitons de ce temps libre pour cuisiner un peu plus nos dîners. Après les pates carbo et les lentilles, ce soir c’est omelette! Délicieux!

Pour les deux nuits suivantes, Saint-Brieuc et Saint-Malo nous avons trouvé des warmshowers pour savourer quelques soirées entre quatres murs. Nous roulons bien, les montées sont toujours aussi dures mais nous avons un objectif et une maison pour le soir, ça motive! Nous sommes accueillis par Nicolas, Clotilde et Lila (9ans) à Saint Brieuc et par Alain non loin de Saint Malo, merci beaucoup à eux de nous avoir ouvert leur porte!

Alain est un cycliste qui enchaîne les kilomètres sur son vélo en carbone 5 fois plus léger que notre pino. Il s’arme pourtant de patience pour nous accompagner gentiment jusqu’à Saint Malo et nous faire une petite visite de cette ville fortifiée. Avant d’y arriver nous faisons une petite vélorution personnelle pendant la traversée du barrage de l’usine marémotrice de Saint Malo: dix voitures doivent patienter derrière un camion qui ne peut pas nous doubler, le tout en montée
à 10 km/h…

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Après saint-Malo nous quittons Alain pour nous diriger vers le Mont-Saint-Michel. Nous l’apercevons bien vite dans la brume mais devons encore lutter contre le vent un certain temps avant de nous en approcher pour de vrai. Des touristes espagnols acceptent de nous prendre en photo, nous laissons les sacoches dans la crêperie de l’entrée et partons marcher dans les ruelles de ce mont rempli d’histoire et dans l’abbaye qui le surplombe. Le plus sympa aura été sans hésitation l’approche de ce mont qui se laissait découvrir petit à petit derrière les arbres.

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Le coin de bivouac est choisi à quelques kilomètres du mont en retournant un peu dans les terres pour trouver un endroit abrité du vent. Nous partons le lendemain pour Rennes. Nous ne sommes pas pressés et nous nous arrêtons en milieu d’après midi au bord d’un joli plan d’eau une fois encore vaincus par quelques montées traîtres. Le camping du coin propose des Pods, petites cabanes en bois chauffées. Nous craquons et nous offrons ce petit plaisir pour la nuit.

Notre soirée est quelque peu gâchée lorsque nous réalisons que nous avons perdu une carte mémoire. Celle qui contient toutes les photos depuis les gorges du Tarn et surtout, celles entre Quimper et Saint-Malo qui n’ont pas été sauvegardées ailleurs. Nous savons que la carte est tombée pendant la prise de l’unique photo de la journée. Une gentille dame dérangée dans son mobilome accepte de nous emmener en voiture jusqu’à la route de la dite photo. Nous scrutons alors chaque rangée d’arbre pour trouver celle que j’ai estimée digne d’être prise en photo. Alors que nous étions prêts à abandonner nous retrouvons le fameux endroit, et nous explosons tous les compteurs de chance en retrouvant la carte mémoire sur la route à la lumière de la lampe de poche. Hélas, en rentrant au camping, l’appareil photo n’arrive pas à lire la carte, celle-ci est endommagée…

La journée suivante est bien calme et c’est après 30 kilomètres presque plats que nous atteignons la capitale bretonne. Après avoir dévoré un bon hamburger nous partons découvrir l’atelier vélo de la petite Renne, et son mécano qui est aussi notre warmshower du jour. L’après midi permet de changer le pédalier avant et de laisser Antoine faire d’autres bricolages pendant que je m’échappe quelques temps à la bibliothèque. La soirée se passe au bar avec quelques membres de l’atelier très sympa avant de rejoindre l’appart de Nico pour une bonne nuit.

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p>La dernière journée jusqu’à Brignac se passe tranquillement. Nous arrivons chez Chloé, Hamlet et leurs amis, bien content de les revoir et de nous poser un peu. Nous dormons dans une caravanne et nos hôtes vivent dans une maison qui fut inhabitée pendant 100 ans, remontent les seau du puits et chargent la batterie de la maison avec des panneau solaires. Le tout au milieu d’un poulailler, d’un potager, de quelques ruches, pommiers, de vinaigrette la vache… Un beau mode de vie autonome! Nous voici avec quelques jours de repos. Le magnifique border collie Bod n’a pas fait de bébé border mais il y a un chaton très très

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Nantes – Quimper

Bretagne, nous voila !

C’est avec deux rustines collées par Eulalie (une sur chaque chambre à air) que nous partons de Nantes, gonflés à bloc (4 et 6.5 bar ndlr) ! Afin de réduire tout de suite la pression, les rustines ont tenues et nous avons sillonnés les routes de Bretagne sans aucun soucis technique !

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Nous avons cherché à suivre le canal de Nantes à Brest dès la sortie de Nantes mais les jolies barrières anti voiture pour les pistes cyclables auront mis un coup de frein à notre élan : c’est la première fois que le vélo chargé ne peut pas passer à travers ces portiques inutiles que l’on découperait bien à la tronçonneuse. Exit donc, la piste charmante le long de l’Erdre, bonjour la charmante grosse route vallonnée pour sortir de l’agglomération. Qu’à cela ne tienne, nous rejoignons bientôt le canal et nous voila parti sur presque 300 km de piste cyclable.

Le canal, qui est en fait composé de nombreuses rivières raboutées par 70 km de canaux artificiels n’est plus aujourd’hui en service : il n’est plus navigable sur sa totalité. Un barrage, au niveau de Mur de Bretagne, empêche bloque en effet les péniches ! On retrouve cependant sur plusieurs portions des bateaux de tourisme. Comme le canal latéral de la Garonne, de nombreuses écluses jalonnent le parcours permettant au choix de grimper quelques mètres de dénivelés et donc de forcer un peu plus sur les pédales ou de descendre ces quelques mètres et ainsi profiter de notre inertie de tandem poids lourds.

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Qu’on se le dise, il ne pleut pas toujours en Bretagne, le soleil nous accompagne donc sur les premiers jours et c’est un bonheur de rouler tranquillement. Les nuits sont cependant bien plus fraiches qu’il y a quelques temps et la doudoune s’invite gentiment dans le duvet pour le petit matin. Nous profitons du canal pour trouver de jolis coins de bivouac isolés. Nous innovons puis qu’après la cuisine traditionnelle au réchaud à bois, le feu initié se libère du réchaud et devient un feu à part entière, de quoi prolonger la soirée et surtout nous réchauffer !

Le canal sillonne la Bretagne et passons successivement par les villes typique de Redon, Rohan, Pontivy ou encore Mur de Bretagne. Aux abords de Potntivy, nous sommes invités pour la nuit chez Eric, membre du forum vélorizontal. La soirée est riche en enseignement sur la Bretagne mais également (et surtout) sur le vélo couché et sa construction. Eric est constructeur amateur de mérite et réalise ses propres vélos en carbone. De quoi en prendre plein les mirettes quand on soupèse le vélo (9kg) comparé à notre tank à deux roues (>= 35kg), mais c’est avec bonheur que nous discutons carbone et fibre de verre. Nous en apprendrons beaucoup ! Rassurez-vous, l’acier à ferrer les ânes (celui qu’on trouve en récupération dehors) est bien moins cher que les bandes de carbone, et la soudure me plait toujours autant. Le Pino V2 ne sera donc pas encore en carbone !

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Le temps annoncé dimanche change radicalement : du soleil nous passons à la brume et bientôt à pluie, parfait, une petite journée nous attend. Nous rallions alors Pontivy à Rostrenen en passant par le lac de Guerlédan. Particularité, celui-ci est à sec pour des travaux de maintenance : c’est l’affluence ! Tout le monde vient voir le lac vide et les anciennes écluses encore visibles au fond.

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Nous mangeons vers l’abbaye de Bon repos avec les bretons sortis en masse pour le pic nic du dimanche. Incompréhension totale : quand nous sommes emmitouflés de toutes nos couches (tee shirt – pull – doudoune – bonnet, voir plus pour madame) et ne rêvons que d’être au chaud, les bretons sont la sur les tables en bois, la nappe sortie pour le repas dominicale. Heureusement, la remise en route permet de relancer la machine à chaleur et nous délaissons rapidement la doudoune…. pour enfilé la gore-tex quand les premières gouttes tombent. Nous ne sommes pas longtemps sous la douche puisque nous arrivons rapidement à destination chez Stéphane et Sabel, hôtes warmshower émérites (ils sont passés à la télé !).

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Lundi 5 octobre, la Bretagne se révèle enfin : c’est sous la pluie (ou la crachin local), les averses et le vent que nous rallions Quimper. 80km ponctuées de gouttes de pluies, de routes vallonées et de raccourcis douteux. A midi, sous l’averse nous mangeons sous le porche d’une église. Nous vérifierons le dicton local : « En Bretagne, il fait beau plusieurs fois par jour ». En effet, vers 16h, une accalmie se présent et on semble distinguer le soleil, au loin. Mais c’est très rapidement que les gouttes reviennent, laissant de petites rivières sur les routes. Qui dit pluie, dit pas de freins. Et oui, sur nos trois freins, les deux V-Brake sont des freins sur jantes et donc totalement inutile par temps de pluie !

Après avoir remonté les ruelles de Quimper, nous arrivons, presque sec, chez Philippe et Annick qui nous accueillent chaleureusement ! Le soleil se montre alors plusieurs fois : le dicton est véritable !

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Bordeaux – Nantes

Nous voici à Nantes! Partis lundi du square Passico nous sommes arrivés une semaine après au bord de la Loire. 6 jours de vélo et une journée de repos à La Rochelle chez Chloé et Jérome. Nous avons principalement suivis la vélodyssée, cette piste cyclable européenne qui va si je ne m’abuse de la Norvège à l’Espagne. La partie française est assez bien signalée même s’il arrive de temps en temps qu’aucun panneau ne soit visible en situation d’indécision intense! Difficile de raconter une semaine en quelques lignes, voici quelques extraits.

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Lundi matin, départ de Bordeaux sur notre Pino qui en était entré tellement mal en point qu’on doutait de pouvoir poursuivre avec lui. Antoine n’est toujours pas très serein mais ça semble bien rouler. Après avoir pédalé un bon moment pour sortir de la ville nous suivons la piste cyclable Bordeaux-Lacanau pour retrouver les Landes et son océan. Itinéraire bien plat, nous profitons de pouvoir dégourdir nos jambes après 4 jours de repos et avançons à bon train. Nous croisons quelques cyclistes, peu avec des sacoches sur leur vélo. Nous dépassons un vieux messieurs sur un tricycle du troisième âge.

Fin de journée le lundi. Nous avions appris à Bordeaux que la vélodyssée suivait le chemin de résiniers, les récolteurs de résine qui sillonnaient les Landes à bicyclette, ces chemins ayant été bétonnés par les Allemands pour surveiller la côte. Le chemin large pour une unique roue de vélo a été bien élargi et goudronné depuis. Sauf au bord du lac d’Hourtin où les panneaux de la vélodyssée disparaissent et nous laissent face à une ligne de béton datant de la guerre… Bien amochée!

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Nous posons notre tente à Hourtin Plage au fond d’un parking vide cachés entre les pins. Le couché de soleil sur l’océan est magnifique même s’il faut jongler entre contemplation et préparation du repas avant la nuit. Notre fidèle réchaud à bois nous est de plus en plus utile car même si nous sommes à 5 mètres d’un panneau « feu interdit » les pluies régulières du moment et la discrétion du réchaud sont très pratiques. Nous partageons la table du dîner avec deux autres cyclistes qui arrivent de Soulac-sur-mer. Ils sont cuisiniers et ont apportés courgettes, patate douce, champignons et j’en passe, le tout séché avant de partir avec leur dessiccateur perso. On n’a pas leur niveau, dommage!

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Mardi matin. Avant de partir nous nous décidons pour un bain dans les vagues. A côté de nous des enfants apprennent à surfer. L’eau n’est pas si froide et les vagues secouent bien, parfait pour un bain matinal! Nous partons ensuite braver le vent et les courtes averses en direction de la pointe de la Grave, pointe où le Médoc est le point de rencontre de la Gironde et l’Atlantique.

A la pointe de la Grave nous devons prendre le bac pour rejoindre Royan. Une dizaine de kilomètres avant d’y arriver nous estimons que la chance d’avoir le bac qui part dans 45min vaut la peine d’être tentée. Avec une moyenne de 20km/h ça le fait sans trop de problème. Hélas, nous essuyons une tempête de vent et de sable en longeant la plage de Soulac. Le sable nous fouette le visage et recouvre la piste cyclable qui devient difficilement praticable. Et le pino a un très mauvais souvenir du sable depuis Contis Plage… Nous retrouvons la route et quittons l’itinéraire au bord de la mer. Le pino grince de partout à cause du sable et notre moyenne de 20km est bien entamée… Nous pensons abandonner le bac et prendre celui de 15h, 2h après. Pourtant.. difficile de lâcher prise, on tente le tout pour le tout. Maintenant c’est une moyenne de 30km/h qu’il faut tenir, et nous abandonnons la piste cyclable côtière pour la grosse route. Gros braquet et on mouline! Première fois qu’on appuie autant sur les pédales sur le plat. Pas tout à fait plat en vérité car il faut monter et descendre les dunes. Nous traversons le Verdon 5min avant le départ, sans lâcher le rythme. Arrivés à la grave le Bac est toujours là, « c’était tout juste » nous dit le caissier, sans blague! On a réussi 🙂 et on savoure cette belle traversée entre fleuve et océan.

Mardi après midi, nous quittons Royan, toujours en suivant la côte. Le vent n’a pas lâché l’affaire, et s’il n’y a pas de sable avancer reste une lutte constante lorsque nous roulons vers l’ouest. Nous avons quitté les Landes et le paysage change complètement. Finies les grandes plages de sable, nous voyons maintenant des petites falaises et les plages au fond des criques. Finie l’interminable forêt de pins, la côte est bien plus habitée. Après avoir quitté les habitations la piste cyclable nous entraine dans une forêt bien différente des Landes. Nous roulons tranquillement jusqu’à Marennes où nous découvrons les marais ostréicoles. Nous posons notre tente dans un des rares bosquets du marais, bien tranquilles. La petite pluie du début de soirée ne sera même pas suffisamment importante pour être véritablement utile pendant la douche! Le matin nous sommes réveillés par les chasseurs, leurs coups de fusils et leurs chiens à clochettes. On espère qu’ils nous ont bien repérés, nous et notre tente…

La route continue tranquillement mercredi matin. En regardant la carte nous estimons que la vélodyssée fait un énorme détour inutile avant d’atteindre Rochefort et nous décidons de rejoindre un petit pont qui traverse la charente. Surprise en arrivant sur place! Ce n’est absolument pas un pont mais un transbordeur: une nacelle tenue par des énormes câbles qui fait traverser piétons et vélos. Le pont que nous pouvons voir pas très loin est un viaduc, une énorme route qui monte en haut d’un très grand pont et que ne me donne pas du tout envie. Nous acceptons donc de profiter de ce transbordeur, même s’il est plus devenu une attraction touristique payante qu’un moyen de transport. La traversée est très sympa et nous comprenons que ces moyens de traversée sont nécessaire pour laisser passer les énormes bateaux allant jusqu’à Rochefort.

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Je me risque à acheter quelques huîtres sans être tout à fait sûre de ma capacité à les ouvrir et nous continuons la route avant de s’arrêter manger. La vélodyssée après Rochefort est une simple route qui longe l’autoroute la plupart du temps. A côté des voitures, longue, droite et ventée… Nous sommes bien contents de nous poser pique niquer et j’arrive à ouvrir mes huîtres avec mon opinel sans difficulté, fierté! 🙂

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Nous continuons la route jusqu’à la Rochelle en essayant d’éviter les détours inutiles que prend la vélodyssée. Nous nous arrêtons discuter quelques minutes avec un couple en vélo couché très gentils et finissons par atteindre le grand et beau port de La Rochelle avec une bière bien méritée! Nous sommes accueillis ici par Chloé, la cousine d’Antoine, Jérôme et leurs enfant Maël (2ans) et Thaïs (6mois). Nous en profitons pour nous poser une journée, ça fait du bien!

Pendant cette pause Antoine fait (bien sûr 🙂 ) une petite révision du vélo. Rerayonnage de la roue avant. Le pneu avant est en fin de vie, il va falloir le changer à Nantes. La roue arrière est un peu voilée… Notre pino fait ce qu’il peut!

Vendredi matin, départ de La Rochelle. Nous arrivons rapidement en Vendée où nous retrouvons de beaux marais et quelques canaux. Nous avons décidé de baisser un peu le rythme de 100km quotidiens tenu entre Bordeaux et la Rochelle. Quelques admirateurs du pino nous indiquent la plage du rocher pour poser notre tente. C’est ce que nous faisons, le coin est bien vide, la saison est finie.

Samedi, après un bout de route dans les marais, nous retrouvons la côte avant d’atteindre la ville très chic des Sables d’Olonnes, ville du célèbre Vendée globe. Quelques voiliers sont visibles à l’horizon. Nous mangeons devant la plage et j’en profite pour un bain dans l’océan. L’eau est plus fraîche… Nous continuons un peu et posons notre tente une nouvelle fois derrières les dunes pas loin d’une station balnéaire presque vide.

Dimanche midi nous nous autorisons un poulet fermier roti accompagné de quelques pommes de terre. Un repas de dimanche! Nous le dégustons avec quelques grains de sables ajouté sur la plage non loin du pont de l’île de Noirmoutier. C’est une plage habité par d’étranges êtres à voiles: cerf-volants, char à voile et kite-surf. De plus, ce sont les grandes marrées aujourd’hui donc nous croisons un grand nombre de pécheurs à pied avec leur pantalon jaune vif. Un kit-surfeur semble s’être fait surprendre par la marée et nous assistons à l’intervention des pompiers. Il y a de l’animation sur la plage!

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Le repas fini nous reprenons la route. La vélodyssée passe sur l’île de Noirmoutier. Un immense pont pour y accéder et une route uniquement accessible en marée basse pour en sortir. Un lecteur concentré peut réaliser là que la marée est montée pendant le pique nique: pas d’île de Noirmoutier pour cette fois-ci. Le trajet sur le continent n’est pas des plus agréable sur un grosse route avec le vent de face. Nous sommes contents de retrouver le calme des marais quelques kilomètres plus loin.

Tout semble se dérouler pour le mieux et nous nous attendons à une arrivée tranquille sur Pornic où Isabelle de warmshower nous attend. Cependant, en quelques secondes tout bascule. Nous entendons un drôle de bruit au niveau de la roue avant et un PAF! pshshhhhhh…. Explosion du pneu et de la chambre à air… Arrêt complet, on enlève la roue avant et lui faisons le même pansement de carton et scotch américain qu’au bord du lac sainte croix. 10 minutes après nous repartons. Mais 500 mètres suffissent à nous montrer que le pansement ne tiendra pas et le trou grandit. Nous avons utilisé notre unique chambre à air de secours et ne voulons pas la faire exploser elle aussi. Nous ne savons plus quoi faire…

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Nous tentons un enroulage grossier de la jante et du pneu avec le scotch. Mais ce dernier ne tiens pas le coup face aux frottements avec le goudron. Nous marchons quelques centaines de mètres jusqu’à la seule maison visible le long de la route. Les propriétaire sont bien gentils mais n’ont aucun pneu de 20pouce en stock.. Nous repartons à pied, en demandant la même chose aux 2 maisons trouvées sur la route sans plus de succès.

A moins d’un kilomètre de Bouin, petit village du coin on s’arrête. Dimanche après midi, le magasin de vélo le plus proche n’a aucune chance d’être ouvert et n’est pas dans notre direction. Magasin de vélo suivant: Décathlon à Pornic. Sur le bon coin un bmx (roue de 20pouces) est à vendre à Bouin. Mais on ne peut pas l’avoir avant demain matin. Que faire? du stop? en attendant d’avoir une meilleur idée on tente d’enrouler le pneu avec de la chambre à air. Et avant même d’avoir fini, pshhhhhhh le vélo s’affaisse encore un peu plus, c’est la roue arrière qui est a plat. La situation devient dramatiquement comique!

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Nous sommes au bord de la route, nous terminons notre pansement de chambre à air, enlevons les sacoches du porte bagaga arrière et commençons à réparer la chambre à aire. Heureusement elle n’a pas explosée elle. Pendant la réparation nous arrivons à perdre un boulon de roue. Tout va bien… Nous mettons un des boulons de la roue avant à l’arrière en faisant confiance à la fourche un peu petite pour la taille du moyeu avant. Nous repartons. Le pansement en chambre à air semble tenir les frottements. Nous nous arrêtons d’abord tous les 500m pour vérifier, puis tous les kilomètres, puis nous repartons avec notre roue avant bosselée qui semble tenir le choc. Nous prévenons Isabelle que nous devrions arriver jusqu’à Pornic.

La journée se termine, le soleil couchant sur les petites pêcheries est magnifique. 6km avant d’arriver un caillou arrive à pénétrer le pneu en miette et perce la chambre à air. Rebelotte… Réparation de la chambre à air, réfection du pansement chambre à air. Nous sommes repartis. Nous arrivons à Pornic avec la nuit. On a réussit!

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Notre dernière journée entière avant d’atteindre Nantes commence donc à décathlon pour trouver un nouveau pneu et remplacer notre écrou manquant. Nous continuons ensuite avec un bon rythme. Nous traversons la Loire sur un nouveau bac et arrivons enfin dans la ville des ducs de Bretagne. Gab et ces colloc centraliens nous accueillent dans leur appart tout juste installés et nous profitons de deux jours de repos pour découvrir cette belle ville avec plein de vélos et un unique atelier vélo. Atelier que nous occupons une après midi à régler les roues au millimètre et à avancer le siège du pino.

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Nous repartons demain le long du canal de Nantes à Brest! N’hésitez pas à nous laisser des commentaires ça nous ferrait plaisir!

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