Polminhac – Castanet

Nous voici à Castanet, noble petite ville au Sud de Toulouse accueillis par Cécile, Guillaume et les cousins d’Eulalie dans leur nouvelle demeure. Ce trajet du Cantal à la ville rose nous a permis de passer les 2000 kilomètres au compteur, et six départements: 15,46,24,47,82 et 31! Pour les moins doués en géographie, leurs noms sont dans les photos.

Nous avons quitté Arnaud avec un gros morceau de cantal dans les sacoches en lui souhaitant bonne chance pour son trail. Quelques kilomètres plus loin, Claire et Sam nous ont rejoint, motivés pour faire quelques tours de pédales avec nous. C’est donc bien agréablement que nous reprenons la route. La journée se fait sans encombre, avec quelques montées pas faciles pour quitter l’Auvergne jusqu’à arriver au bord de la Dordogne. Le coin de bivouac se trouve facilement, au bord de la rivière, tout au fond d’un verger de noyers: on s’approche du Périgord!. 21177691052_e3f469705b_m Bien plus tranquilles qu’au bord du Lot nous pouvons savourer le bain, le repas avec ses chipolatas/mergez et la soirée sous les étoiles. Eulalie a essayé de faire une infusion avec les feuilles de menthe trouvées dans la salle à mangée improvisée mais ce ne fut pas un franc succès… A refaire

Le lendemain, la descente de la Dordogne se fait à un bon rythme car la majorité est enfin plate même si nous tombons sur certaines montées bien traitres mais heureusement pas trop longues. Avec la Dordogne arrivent les beaux villages, leur pierre ocre et les nobles châteaux. La journée devait être pluvieuse, nous recevons quelques averses mais le plus gros semble passer à coté et les arbres suffisent à nous abriter pour les averses les plus sévères.

En fin de journée nous arrivons au pied du château de Benac (château des ancêtres d’Eulalie). Les campings du coins profitent des nombreux touristes de l’été pour proposer un prix qui nous semblent un peu trop élevés et malgré l’orage prévu pour la soirée nous nous installons finalement dans un nouveau coin de bivouac bien sympa au bord de la Dordogne. La tente est montée à l’abris des arbres alors que les premières gouttes commencent à tomber et c’est sous la pluie que nous passons notre soirée. Nos craintes quant à l’inondation de la tente se sont révélées infondées mais nous ont poussées à creuser des tranchées à la lampe de poches et à la main (l’une sur la tête l’autre dans la boue, à vous de voir comment) avant de dormir. Tranchées probablement pas si inutiles que ça vu la quantité d’eau tombée. Quelques jours plus tard, les arbres déracinés à Montauban nous ont montré que nous avions, là encore, évité le gros de la tempête, heureusement!

Il ne reste plus beaucoup de kilomètres avant d’arriver à Bellevue: Une montée jusqu’à Belvès, quelques mures délicieuses et le plaisir de faire la fin de la route avec Bon Papa et Bonne Maman qui nous ont retrouvés à vélo! 20999424048_417164f66a_m

Cette pause en Dordogne nous a permis de visiter les recoins Castelnoël, la chapelle sixtine du périgord, les tombes mérovingiennes et la quincaillerie de barriat, de gouter quelques figues, de cueillir quelques champignons mais aucun de comestible et de voir les illuminations de Saint-Avit-Seigneur. Programme chargé!

Nous sommes partis ensuite en direction de Toulouse. Cette fois encore les grands parents d’Eulalie montent en selle et nous accompagnent jusqu’à Monpazier. Nous continuons ensuite notre route jusqu’au Lot que nous retrouvons après avoir fait plus de détours que lui. Nous sommes accueillis le soir par Francis et Françoise chez qui nous plantons la tente entre un péché, un pommier, un figuier et un énorme potager. Francis nous raconte ces aventures de militant pour les pistes cyclables à villeneuve sur lot et nous montre son four solaire qui nous donne bien envie! Merci pour leur accueil!

La première partie du lendemain est très très très longue en suivant cette véloroute du lot qui fait bien trop de détours à notre goût. Impossible de satisfaire tous les voyageurs à vélo avec un seul itinéraire… Après avoir dévoré un kebab pour reprendre des forces et discuté avec un autre passionné de voyage à vélo nous repartons pour arriver à la vallée de la Garonne et son canal. A partir de là, que du bonheur. Nous prenons plaisir à filer sur ces longues lignes droites et bien paisibles tout en s’arrêtant regarder un bateau passer l’écluse. Après avoir passé Agen, nous trouvons facilement une halte nautique qui tolère le camping. Le voyage à vélo le long du canal semble bien facile!

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Enfin, le dernier jour jusqu’à Toulouse nous verra filer sur 140 kilomètres, notre record journalier rendu possible par l’accueil que nous savions trouver à l’arrivée. L’orage du début de semaine était une tempête là on nous passons maintenant. Un gros tronçon du canal est encore interdit à la navigation à cause des arbres tombés. De même la piste cyclable est impraticable pour des cyclistes incapables de porter leur vélo au dessus de tronc de 60cm de diamètre. Nous sommes donc obligés de faire plusieurs kilomètres sur la route.

21193460911_661388e58f_m Encore une fois nous sommes accompagnés sur les derniers kilomètres par des gens motivés! Cécile, Guillaume et Théodore pédalent avec nous. Le record de la personne la plus âgée et de la personne la plus jeune ayant roulé avec nous ne va pas être facile à battre…

Posted by septembre 6, 2015 Category: Ateliers, Voyage