Quimper – La Corbinais

Notre Pino continue le voyage, et nous sur son dos. De Quimper au petit hameau de la Corbinais nous avons essayé de longer la côte Nord de la Bretagne. Suivre la côte point par point nous demandait plus de temps et d’énergie que nous ne voulions en donner mais nous avons réussi à voir quelques coins magnifiques en quittant la campagne de temps en temps.

Le premier coin magnifique, nous ne l’avons pas vu en vélo mais à pied. Philippe et Annick nous ont emmené découvrir la plus belle baie du monde, la baie de Douarnenez. Nous avons pu nous promener le long des chemins côtiers tout en savourant le paysage, les vagues qui se fracassent sur les rocher, les falaises qui tombent dans l’océan d’un bleu magnifique, le tout dans la lumière de la fin du jour. Nous nous sommes récompensés de cet effort dans une délicieuse crêperie. Autant le dire, la vie est belle! Cette excursion ne fut pas la seule des 2 jours passés à Quimper mais la plus belle, sans hésiter. Nous avons aussi vu un beau moulin bien rénové et exploité par une association proposant entre autre de la farine de blé noir essentielle à tout Breton.

Au départ de Quimper nous sommes passés par Locronan, village typique de la région bien conservé et souvent utilisé comme décors de film. Après avoir longé la plage de la baie de Douarnenez nous partons plein nord en direction de la Manche. Nous avons la chance de passer par un pont tout neuf: le plus grand pont à virage et à haubans de France. Très impressionnant! Même si nous traversons des villages celtiques et des ponts impressionnants les routes bretonnes nous épuisent avec leurs collines qui n’en finissent pas. Les petites montées sont cassantes et nous n’arrivons pas à trouver un bon rythme pour les attaquer, nous sommes donc épuisés lorsque nous décidons de nous arrêter au camping municipal de Le Faou, camping fermé ce qui est parfait pour choisir le meilleur emplacement tranquillement!

Le lendemain nous décidons de ne pas passer à Brest où l’atelier vélo n’ouvre pas avant trois jours, nous ne savons pas vraiment où rejoindre la côte et notre route suit un itinéraire bien étrange en fonction des conseils des gens du coin et de notre envie. Nous finissons finalement la journée à Morlaix où nous trouvons un petit coin de bivouac tranquille pas loin des bateaux qui mouillent dans l’estuaire d’une petite rivière.

Nous partons le jour suivant avec le programme très ambitieux de manger aux fameuses côtes de granit rose avant de rejoindre Paimpol. Une fois encore les montées sèches et successives nous brisent les jambes et le moral. Nous atteignons les côtes de granit rose après une route bien pénible pour quitter Lanion. Le moral n’est pas au beau fixe. Vous connaissez le syndrome de la mi-camp? Pendant un camp scout de 8 jours, il y a toujours un louveteau ou une jeannette à consoler au bout de 3-4 jours; ça devient long et le retour est encore loin. Nous atteignons la moitié du temps fixé pour notre périple et le syndrome de la mi-camp n’est pas loin. Nous nous réconfortons devant la Manche et ses blocs de granits rose plongeant dans une eau grise. Une fois encore le camping municipal est vide et fermé et nous n’hésitons pas longtemps avant de nous y installer tranquillement.

Cela fait maintenant trois jours que nous nous arrêtons bien plus tôt qu’avant. Le feu de bois nous tient chaud pendant la soirée et nous profitons de ce temps libre pour cuisiner un peu plus nos dîners. Après les pates carbo et les lentilles, ce soir c’est omelette! Délicieux!

Pour les deux nuits suivantes, Saint-Brieuc et Saint-Malo nous avons trouvé des warmshowers pour savourer quelques soirées entre quatres murs. Nous roulons bien, les montées sont toujours aussi dures mais nous avons un objectif et une maison pour le soir, ça motive! Nous sommes accueillis par Nicolas, Clotilde et Lila (9ans) à Saint Brieuc et par Alain non loin de Saint Malo, merci beaucoup à eux de nous avoir ouvert leur porte!

Alain est un cycliste qui enchaîne les kilomètres sur son vélo en carbone 5 fois plus léger que notre pino. Il s’arme pourtant de patience pour nous accompagner gentiment jusqu’à Saint Malo et nous faire une petite visite de cette ville fortifiée. Avant d’y arriver nous faisons une petite vélorution personnelle pendant la traversée du barrage de l’usine marémotrice de Saint Malo: dix voitures doivent patienter derrière un camion qui ne peut pas nous doubler, le tout en montée
à 10 km/h…

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Après saint-Malo nous quittons Alain pour nous diriger vers le Mont-Saint-Michel. Nous l’apercevons bien vite dans la brume mais devons encore lutter contre le vent un certain temps avant de nous en approcher pour de vrai. Des touristes espagnols acceptent de nous prendre en photo, nous laissons les sacoches dans la crêperie de l’entrée et partons marcher dans les ruelles de ce mont rempli d’histoire et dans l’abbaye qui le surplombe. Le plus sympa aura été sans hésitation l’approche de ce mont qui se laissait découvrir petit à petit derrière les arbres.

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Le coin de bivouac est choisi à quelques kilomètres du mont en retournant un peu dans les terres pour trouver un endroit abrité du vent. Nous partons le lendemain pour Rennes. Nous ne sommes pas pressés et nous nous arrêtons en milieu d’après midi au bord d’un joli plan d’eau une fois encore vaincus par quelques montées traîtres. Le camping du coin propose des Pods, petites cabanes en bois chauffées. Nous craquons et nous offrons ce petit plaisir pour la nuit.

Notre soirée est quelque peu gâchée lorsque nous réalisons que nous avons perdu une carte mémoire. Celle qui contient toutes les photos depuis les gorges du Tarn et surtout, celles entre Quimper et Saint-Malo qui n’ont pas été sauvegardées ailleurs. Nous savons que la carte est tombée pendant la prise de l’unique photo de la journée. Une gentille dame dérangée dans son mobilome accepte de nous emmener en voiture jusqu’à la route de la dite photo. Nous scrutons alors chaque rangée d’arbre pour trouver celle que j’ai estimée digne d’être prise en photo. Alors que nous étions prêts à abandonner nous retrouvons le fameux endroit, et nous explosons tous les compteurs de chance en retrouvant la carte mémoire sur la route à la lumière de la lampe de poche. Hélas, en rentrant au camping, l’appareil photo n’arrive pas à lire la carte, celle-ci est endommagée…

La journée suivante est bien calme et c’est après 30 kilomètres presque plats que nous atteignons la capitale bretonne. Après avoir dévoré un bon hamburger nous partons découvrir l’atelier vélo de la petite Renne, et son mécano qui est aussi notre warmshower du jour. L’après midi permet de changer le pédalier avant et de laisser Antoine faire d’autres bricolages pendant que je m’échappe quelques temps à la bibliothèque. La soirée se passe au bar avec quelques membres de l’atelier très sympa avant de rejoindre l’appart de Nico pour une bonne nuit.

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p>La dernière journée jusqu’à Brignac se passe tranquillement. Nous arrivons chez Chloé, Hamlet et leurs amis, bien content de les revoir et de nous poser un peu. Nous dormons dans une caravanne et nos hôtes vivent dans une maison qui fut inhabitée pendant 100 ans, remontent les seau du puits et chargent la batterie de la maison avec des panneau solaires. Le tout au milieu d’un poulailler, d’un potager, de quelques ruches, pommiers, de vinaigrette la vache… Un beau mode de vie autonome! Nous voici avec quelques jours de repos. Le magnifique border collie Bod n’a pas fait de bébé border mais il y a un chaton très très

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Posted by octobre 17, 2015 Category: Voyage

4 comments on Quimper – La Corbinais:

  1. pierrot octobre 18, 2015 16:16

    Que de découvertes dans cet épisode ! merci pour ce dépaisement qui fait du bien au moral
    bon courage et je vous souhaite une excellente suite de périple

  2. Torris Nathalie octobre 19, 2015 11:24

    Vous faites un bien beau périple. Profitez en bien.. Même si cela ne doit pas être toujours facile. Nous vous souhaitons plein de courage surtout dans les montées …
    Vous êtes toujours les bienvenus en Lorraine. Si votre voyage passe par chez nous. Pleins de bisous de Nat, Fab, Thib, Zel et Rem.

  3. Daddy octobre 21, 2015 21:09

    Grosse question:
    Pourquoi étant à La Chapelle Caro ne pas être passé directement à Augan ???? Cela vous aurait permis d’économiser beaucoup d’énergie et d’éviter de devoir récupérer un chaton sur la route !!!
    Granny trouve que c’est trop sec et vous envoie des bises ensoleillées d’Embrun

  4. paul getti octobre 30, 2015 11:15

    Coucou vous deux ! J’ai vu Marine hier soir qui m’a montré votre site c’est trop cool ! Allez courage, le syndrôme de moitié de camp il est réglé le lendemain 🙂 Et hésitez pas à prendre un peu de temps pour vous hein !
    D’ailleurs c’est con, on se croise à pas grand-chose parce que je pars sur Angers dimanche matin… Je vous fais de gros bisous et courage !

    Paul